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Rencontre avec Marie-Thérèse

Les funérailles chrétiennes

Questions fréquentes

Rites et symboles des funérailles

Vos questions sur les funérailles chrétiennes

Que se passe-t-il après la mort ?

Réponses de soeur Régine du Charlat, soeur auxiliatrice des âmes du Purgatoire

La liturgie des funérailles

Comprendre et construire

L'euthanasie

Repères et réflexions

lundi 22 octobre 2012

Préparer les funérailles : FAQ


Qui prépare les funérailles avec la famille ?
Le curé (ou tout autre prêtre attaché à la paroisse) n’est en général pas seul à préparer les funérailles. Il est aidé par une équipe de chrétiens, souvent bénévoles. Ceux-ci rencontrent les familles et organisent éventuellement un temps de prière avant les funérailles. Ils veillent également à ce que le nom du défunt soit mentionné au cours de la prochaine messe dominicale. Parfois, ils organisent par la suite une célébration spéciale en mémoire des défunts de la paroisse. Dans certains diocèses et en l’absence de prêtre ou de diacre, des chrétiens laïcs qui ont été formés et mandatés par l’évêque, sont là pour animer la célébration des funérailles.



Toute demande d’une célébration de funérailles implique un certain lien avec l’Eglise
Toute demande de célébration de funérailles à l’église est toujours bien reçue, mais elle implique un lien de la part du défunt et de la famille avec l’Eglise. En règle générale, le défunt est un baptisé, croyant. La famille s’engage alors à respecter les dernières volontés du défunt qui a demandé des funérailles chrétiennes. La famille peut aussi avoir des liens plus ou moins engagés avec l’Eglise ;  elle formule par sa demande un certain engagement de foi.

Célébrer les funérailles : FAQ


Qui contacter pour des funérailles ?
La première étape doit être de contacter les Pompes Funèbres : celles-ci guideront la famille dans les étapes à suivre. En général, ce sont elles qui prennent contact avec l’église et avec le prêtre.
Ensuite, il faut attendre que le prêtre prenne contact avec la famille pour la préparation de la célébration.


Où célébrer les funérailles ?
Une société qui privatise la mort est une société qui perd un de ses liens sociaux les plus puissants. L’être humain est un être social jusque dans la mort. Vivre le deuil n’est pas uniquement l’affaire privée de la famille. C’est un acte social. Ce peut être aussi un acte religieux porté par toute la communauté chrétienne. Voilà pourquoi, la tradition catholique recommande que les funérailles se célèbrent dans l’église paroissiale – l’église du quartier où le défunt a vécu – plutôt que dans un autre édifice religieux et certainement pas dans un espace privé, comme un funérarium.
Dans le cas d’une incinération, l’Eglise catholique insiste pour que l’office religieux se fasse dans la paroisse, avant la crémation. Pour les cas où cela n’est vraiment pas possible, les évêques ont prévu un accompagnement religieux au sein même des crématoriums.


Les funérailles : un acte religieux public
Des funérailles chrétiennes se célèbrent principalement dans une église ou une chapelle. Cela marque avec force l’appartenance à une communauté chrétienne qui, même si elle n’est pas tout entière présente au moment des funérailles, a le souci de prier pour le défunt. Toute personne désireuse de participer à des funérailles est bien venue et a le droit d’entrer dans le lieu de culte.


Eucharistie ou absoute ?
Il y a possibilité de demander deux formes de célébration

1.    Les Absoutes, que l’on appelle aujourd’hui le Dernier Adieu, comportent la  célébration de la Parole avec les rites d’adieu
C’est une célébration à part entière des funérailles. Elle permet de trouver un sens à la mort et à souligner l’espérance que la mort n’est pas la fin de tout. Le Christ ressuscité nous ouvre les portes de la vie éternelle.

2.    L’Eucharistie : célébration de la messe avec communion + rites d’adieu
Le choix entre ces deux possibilités ne dépend pas d’une question de temps ou de prix (qui est le même). La célébration de la messe demande la foi de la part de la famille et une certaine pratique.  La communion suppose une participation active et une compréhension de ce qui est célébré. Partager le repas du Seigneur, c’est  participer à sa mort et à sa résurrection, déjà dans cette vie.

Prendre soin de soi : avec d'autres

Prendre soin de soi, c'est aussi pouvoir parler avec d'autres qui sont passés par là... Se rencontrer, échanger, ne plus être seul.

Cliquez ici
pour accéder à la liste d'associations offrant divers types d'accompagnement (groupes de parole, activités 'dépaysantes', accompagnement psychologique).

Traverser le deuil : des témoignages en vidéo


Le site www.traverserledeuil.com , un site qui vous aide à passer l’épreuve du deuil : comprendre le processus du deuil – modules d’accompagnement – témoignages vidéos….

Témoignages vidéos sur http://www.traverserledeuil.com/partager/temoignages-videos 







Le programme « Vivre le deuil » http://www.traverserledeuil.com/etre-accompagne/les-modules-daccompagnement/module-1-comprendre-le-processus-de-deuil explore ce à quoi on peut s’attendre au cours du deuil au niveau émotionnel, physique, relationnel et personnel. 
Ce module explique également ce que signifie l’expression « travail de deuil » et détaille en quoi consistent les 4 « tâches » de ce travail :

1. Reconnaître la réalité du décès de la personne disparue,
2. Vivre les émotions du deuil,
3. Préserver de façon appropriée le lien avec la personne disparue et
4. Développer un autre rapport au monde et à autrui.


Enfin, ce module d’introduction aborde la gestion des émotions, en expliquant pourquoi il est nécessaire d’exprimer ses émotions au cours du deuil.

Funérailles : comment se déroule un enterrement à l'église ?

Photo : Jacques Bihin
1er temps, celui de l’accueil :
-          temps d’accueil de toutes les personnes présentes
Rite de la lumière : Un membre de la famille peut allumer une bougie auprès du cercueil, en allant chercher la lumière au cierge de Pâques.
Ce rite est un rappel du baptême : le Christ ressuscité est notre lumière  et notre espérance à chaque étape de la vie.
-          On peut mettre en valeur la croix qui est sur le cercueil ou que l’on y dépose : cette croix rappelle que le Christ lui aussi est mort pour nous par amour, et que par cette mort il nous ouvre les portes de la vie éternelle. L’on peut aussi inscrire le nom du défunt sur une petite croix en bois. Cela fait écho à la parole de Dieu au livre d’Isaïe : ‘Vois, j’ai gravé ton nom sur mes mains’ (Is 49,16).
-          On peut faire mention des fleurs qui sont autour du cercueil ou que des membres de la famille déposent sur le cercueil : elles expriment le respect, l’amour que l’on a pour le défunt, elle disent tout ce qui ne peut pas s’exprimer par des mots.
-          Selon les circonstances, un autre objet qui rappelle le métier, le sport ou le hobby du défunt peut être déposé devant le cercueil. Il s’agit de souligner une caractéristique précise qui qualifie de manière particulière le défunt.
Ces différents rites sont laissés à la discrétion des coutumes locales.  Ce premier temps s’achève par une
Prière, prononcée par le prêtre au nom de tous.

2ème temps, celui de la Parole de Dieu :
-          Il s’agit ici d’écouter la Parole de Dieu qui nous rappelle le sens de la vie, le sens chrétien de la mort et l’espérance en la vie éternelle.
-> Choisir des textes bibliques
-> Choisir des textes non-bibliques
-          L’homélie du prêtre permet d’actualiser cette parole de Dieu.


3ème temps, celui de la prière :
-          Il s’agit de faire monter vers Dieu nos prières pour le défunt, sa famille, ses amis, l’Eglise et le monde.
-          Selon la coutume locale, c’est ici qu’un dernier hommage peut être rendu au défunt par l’assemblée, chacun défilant devant le cercueil et posant un geste discret à sa convenance (« l’offrande »).
Selon le choix de la famille, on célèbre ici l’Eucharistie, avec la possibilité de communion, pour celles et ceux qui le désirent.

4ème temps, celui du dernier adieu :
-          Il arrive que des membres de la famille ou des amis désirent s’exprimer en rendant témoignage au défunt. Ce(s) témoignage(s) peut se situer à divers moments de la célébration (à convenir avec le prêtre).
-          Après une prière et un moment de silence, il y a la bénédiction du corps. D’abord avec l’eau, qui nous rappelle une fois encore le baptême et la naissance de la vie en Dieu. Ensuite, l’encensement est une manière de signifier que nos prières accompagnent le défunt. C’est un signe de respect et de foi en la vie éternelle.

jeudi 11 octobre 2012

Soutenir le Projet Bethléem

Le Projet Bethléem
ou Coordination catholique pour l’habitat social

La crise du logement dans nos métropoles européennes

Plus de la moitié des habitants des grandes villes se trouvent dans une situation financière
délicate et rentrent dans les conditions d’obtention d’un logement social. A Bruxelles, la ville
dispose d’à peine 38.000 logements sociaux, soit 8% seulement de son bâti global.

La demande en logements sociaux a explosé. Quatre facteurs expliquent ce phénomène :

• L’augmentation de la population bruxelloise ;
• Le fait que de plus en plus de personnes vivent seules ;
• La dégradation des conditions de vie ;
• Le renchérissement des loyers sur le marché privé ;

Il en résulte une importante demande sociale de logement. Elle provient des ménages en
situation précaire qui consacrent une grande part de leurs revenus au loyer. Ils se rabattent
sur des logements surpeuplés et/ou manquant de confort. Il existe aussi un déficit en
logements pour familles nombreuses.

En outre, de nombreux logements sociaux sont également inoccupés en raison de leur mauvais état et sont en attente de rénovation.

Le Projet Bethléem

Pour tenter modestement de répondre à ce défi, l’Église catholique, a mis sur pied le Projet Bethléem dans le but d’encourager l’affectation de biens d’Église ou privés à l’Habitat social, en collaboration avec les Agences Immobilières Sociales (AIS).

En 5 ans, 50 biens d’Église ont été affectés à l’habitat social à Bruxelles, en collaboration
avec une Agence Immobilière Sociale, permettant ainsi à 500 personnes à revenus faibles ou modestes, de bénéficier d’un logement décent.

Toutes les infos sur www.bethleem.be

Info détaillée sur le système de location en AIS : voir le site de la FEDAIS (Fédération des Agences Immobilières de Bruxelles) www.fedais.be

Vous souhaitez nous aider

Par un don
Il existe trois possibilités :
1.    Le virement bancaire
Vous pouvez faire un don ponctuel ou par ordre permanent (mensuel ou trimestriel)  au compte :

- Soit 000-0000004-04 (IBAN : BE10 0000 0000 0404 – BIC : BPOTBEB1
Fondation Roi Baudouin
Rue Brederode, 10
1000 BRUXELLES
avec la mention: « Fonds Bethléem »
Tout don de minimum 40€ versé sur ce compte est déductible des impôts et fait l’objet d’une attestation fiscale délivrée par la Fondation Roi Baudouin.

- Soit
001-5756560-74 (IBAN : BE16 0015 7565 6074 – BIC : GEBABEBB)
Asbl Bethlehem
Rue de la Linière, 14
1060 Bruxelles
Avec la mention : « Don Projet Bethléem » (pas d’attestation fiscale)
2.    La donation par acte notarié, obligatoire pour les immeubles ;
3.    Le don manuel : uniquement pour les meubles et l’argent.

Par un legs
Votre vie durant, vous gardez la maîtrise de votre patrimoine. Vous pouvez désigner l’asbl Bethlehem comme bénéficiaire d’une part de votre succession. Ce legs peut concerner une somme d’argent, un bien mobilier ou immobilier. Plus d'infos auprès de votre notaire.

Par un legs en duo 
Vous voulez léguer vos biens à votre neveu préféré ou votre meilleur ami, mais également laisser quelque chose à l’asbl Bethlehem dont vous soutenez les initiatives en faveur de l’Habitat social. Il est possible de combiner geste humanitaire et optimalisation fiscale en recourant au legs en duo. Grâce à cette formule, vous pouvez léguer une partie de vos biens à une asbl comme Bethlehem, tout en avantageant vos autres héritiers.

Par la mise à disposition d’une maison, d’une partie de maison ou d’appartement
Vous êtes propriétaire d’un bien, où qu’il se trouve en Belgique, dont vous souhaitez
ne plus devoir assumer les inconvénients de gestion (travaux de rénovation, recherche de locataires, problèmes de loyers impayés…) tout en continuant à percevoir les loyers ? Le Projet Bethléem peut vous accompagner dans votre démarche : participer à la réflexion et aiguiller vers l’Agence Immobilière Sociale la plus adéquate. Nous accueillons vos questions avec plaisir : l’objectif principal du Projet Bethléem est de construire un réseau solidaire au niveau de l’habitat.

POUR PLUS D’INFO SUR LE PROJET BETHLEE
Projet Bethléem / Coordination catholique pour l’Habitat Social
Rue de la Linière, 14 à 1060 BRUXELLES
Tel. : 02/533.29.60 - Fax : 02/533.29.98
Site web : www.bethleem.be

Les soins palliatifs : une fin de vie en douceur


Les soins palliatifs : qu’est-ce que c’est ?

« Lorsqu’il n’y a plus rien à faire, tout reste à faire… »
Photo: Jacques Bihin

Il s’agit de soins multidisciplinaires dispensés à des adultes ou enfants atteints de maladies incurables et évolutives, ne pouvant plus être guéris et à l'espérance de vie très réduite.

L’objectif des soins n’est plus de lutter contre l’affection mortelle pour allonger la durée de vie. L’objectif principal : la qualité de vie du patient, son bien-être, le meilleur possible.

La parole échangée est alors essentielle pour que l’équipe soignante s’articule au mieux à ce qu’il ressent, soutienne son autonomie et donc son pouvoir de décision : seul le patient est en mesure de juger ce qu’il veut et peut faire de la fin de sa vie. Le soin privilégie le contrôle des symptômes, en particulier la douleur, et tout ce qui peut contribuer à faire de la fin de la vie un vrai temps de vie.


Les soins palliatifs : quel sens ?

 « Avoir l’espoir, ce n’est pas penser que les choses vont se produire bien, c’est penser que les choses auront un sens » (V.Havel). 

La prière de Winnicott, grand psychanalyste d’enfants, a été toute sa vie : « Seigneur, si je pouvais être vivant quand je mourrai !» Notre époque fuit plutôt la mort : elle la repousse dans les hôpitaux pour ne pas l’aborder en face, la délègue à des spécialistes ou privilégie l’action, parfois jusqu’à l’excès, estimant qu’à tout problème il y a forcément une solution : ‘acharnement thérapeutique’, euthanasie…  Nés voici plus de vingt ans, les soins palliatifs se sont développés comme une instance critique au cœur de cette culture. Il s’agit de remettre de l’humanité là où le mourant était plutôt abandonné.
 

Les unités spécialisées en soins palliatifs, à l’hôpital ou au domicile, tentent de rendre tout son sens à la fin de la vie. Le patient, soutenu par sa famille, l’équipe soignante, un psychologue, des volontaires formés, un (ou une) accompagnant spirituel dans la tradition de son choix etc…, peut faire de ce temps un temps éminemment spirituel : temps de l’être plus que du faire, bilan de sa vie, occasion d’exprimer sa gratitude ou de vivre un temps de pardon échangé, clôturer ce qui doit l’être, se préparer à remettre sa vie en confiance dans les mains de Dieu, s’il est croyant, célébrer, rendre grâce. Vivant jusqu’au moment de sa mort.


N’idéalisons cependant pas : mourir reste une épreuve et il arrive que l’on échoue à la rendre paisible. Les soins palliatifs sont néanmoins un véritable laboratoire d’une approche renouvelée et plus respectueuse de la fin de vie. Les vivants peuvent en tirer du fruit, à commencer celui de vivre leur vie avec davantage de clairvoyance ou de conscience de leurs limites.


Les soins palliatifs : où cela existe-t-il ?
La loi belge du 14 juin 2002 sur les Soins palliatifs fait de ceux-ci un droit pour tout patient qui souhaite y avoir recours et finance leur offre dans tout le pays, à l’hôpital ou à domicile (équipes mobiles à l’hôpital, équipes interface hôpital-domicile, supports matériels,...).
Toutes les ‘maisons de repos et de soins’ (MRS) et certaines ‘maisons de repos pour personnes âgées’ (MRPA) sont obligées d’avoir un dispositif de soins palliatifs. La loi prévoit aussi des appuis pour les familles (congés palliatifs et interruptions de carrière, forfait "soins palliatifs" pour couvrir les frais médicaux, centres de jours, Maisons de répit,…)

Je cherche des Soins Palliatifs à Bruxelles
Le réseau bruxellois des soins palliatifs offre une grande palette de possibilités en matière de dispensation de soins palliatifs. Si vous ou un membre de votre entourage a été reconnu par le médecin traitant ou le médecin hospitalier comme devant recevoir des soins palliatifs, vous avez plusieurs possibilités et pouvez bénéficier de soins palliatifs :

Les Soins palliatifs : où peut-on se renseigner ?

 

* Portail fédéral belge :

 http://www.belgium.be/fr/sante/soins_de_sante/fin_de_vie/soins_palliatifs/

* Plates-formes de soins palliatifs : http://www.palliatifs.be

* Fédération wallonne des soins palliatifs http://www.soinspalliatifs.be

Rue des Brasseurs 175 5000 Namur Belgique  : 081 22 68 37 –  fwsp@skynet.be
* Fédération Bruxelloise Pluraliste de Soins Palliatifs et Continus : http://www.fbsp-bfpz.org
rue des Cultivateurs, 16 à  1040 Bruxelles Belgique : 02 648 04 02 – federation@fbsp.be 
* Federatie Palliatieve Zorg Vlaanderen :  http://www.fedpalzorg.be
Vander Vekenstraat 158 1780 Wemmel België  : 02 456 82 00


Vivre le deuil



 Vivre le deuil, le nouveau 'Hors série' du magazine La Vie.


Parce que notre vie est faite d’une succession de deuils : la mort d’un être cher,
la fin de notre enfance, d’un rêve, d’un amour, la perte d’une maison…

À mots couverts
Sandrine Bonnaire « Pleurer est une bonne chose ».
Colombe Schneck « Faire le deuil des fantômes ».
Elie Semoun « J’ai une hypersensibilité à ce sujet ».
Laure Adler « L’amour m’a tirée de l’autre côté ».
Christian Bobin « Ce qui reste est comme une pépite d’or ».

Nous sommes sans cesse confrontés à des ruptures et des séparations
« Dis, il est où maintenant ? », interroge l’enfant.
Sommés de tout réussir, de la vie à la mort, analyse le sociologue Tanguy Châtel.
« Comment j’ai vidé la maison de mes parents », raconte la psychanalyste Lydia Flem.
Comment survivre à son enfant ?, témoignent des parents « désenfantés ».
« J’apprécie la vie en miraculée », évoque une rescapée du génocide tutsi au Rwanda.
Quand l’animal s’en va, explique la vétérinaire Marina Von Allmen-Balmelli.
                                                                        Et toujours, le billet d’humeur de François Morel

Contactez directement la société EDIGROUP qui gère les commandes en Belgique:
EDIGROUP
Place du Champ de Mars 25
1050 BRUXELLES 
Tel : 070 233 304
E-mail : abobelgique@edigroup.org

vendredi 27 juillet 2012

Ordres de la nuit, d'Anselm Kiefer

Anselm Kiefer, Ordres de la Nuit (Die berühmten Orden der Nacht), Musée Guggenheim Bilbao.

JE SUIS AVEC TOI


Et il était là, au sol, détendu, présent à l'univers.
Son cœur battait au rythme de la respiration de la terre, de la respiration du ciel.
De la respiration du mystère.
Tout semblait avoir un rythme.
Lui aussi était accordé à ce rythme et ça lui convenait.
Tout respirait lentement. 

Son corps, proche de la terre, en sentait la chaleur.
Cette terre sèche sur laquelle, depuis la naissance, il avait marché.
Mais son être se sentait appelé là, dans l'absolu, en haut.
Et un fil presque invisible le liait à cette toile bleue, infinie.

La nuit était le moment idéal pour écouter,
Pour percevoir en soi cet appel, cette attirance
Pour avoir en soi, enfin, un peu de paix.

...Et les étoiles tombaient.
Il se sentait lié, intimement, secrètement,
A cette beauté si lointaine, si mystérieuse.
A ces Ordres de la nuit.
Et un fil doré liait son essence à l'étoile, la plus brillante du ciel.

Les sages orientaux lui avaient dit qu'il fallait écouter
Et sentir par le troisième œil, l’œil  de l’âme, ce souffle de Vie,
Ce sens qu'il y avait en lui et autour de lui.

Il fallait parler à ' Notre Père '[1]
Pour trouver en lui aussi cette toile infinie qui lui donnait la paix.
Et comprendre que lui aussi, faisait partie, avec tous les autres,
De ce immense souffle,
De ce flux de Vie
... de cette vie d'Amour.

Et voilà...il était béni !
La prière.
Sa force l’avait ouvert à sa propre conscience,
A sa relation avec le Mystère, à ce monde.

Il avait eu la nette sensation d'être aimé.
D'avoir été aimé. Dès sa naissance.
Et l'abandon au rythme du Mystère l’avait fait ressusciter,
L’avait fait « renaître d'en haut ».[2]

...Et les étoiles tombaient, dans le silence de la nuit.
Abandonné au sol, il s'abandonnait au Ciel.

Et la Vie continuait...
''Voici, je suis avec toi, je te garderai partout où tu iras.'' [3]


Commentaire du tableau d’Anselm Kiefer, Les Ordres de la Nuit

Anselm Kiefer est un artiste allemand, né en 1945. Son travail prend forme à partir de son désir de faire la clarté sur sa propre histoire, sur son appartenance à un pays profondément meurtri, tombé dans un abîme de mal-être suite à la tragédie nazie. Par le biais de ses œuvres, il a le courage de nommer ce qui restait enfoui dans l'âme de beaucoup d'hommes. Sa réflexion l’amène à se poser la question : « Quel art est possible après Auschwitz ? ».
Cependant, à partir du 1995, ses œuvres changent, s’ouvrent et s'enrichissent, notamment par l’apport des mythes des anciennes civilisations (orientale, égyptienne, grecque), de l’Ancien Testament et de la Cabale juive, des références à l'alchimie, à l'astronomie, à la méditation orientale, à la tradition chrétienne. Il cherche à reconstruire le subtil lien entre terre et ciel, entre lumière et ténèbres, entre réalité et mythe.

L'homme nu est l'autoportrait de l'artiste.  Il représente le corps, présent dès les années ’70 dans ses œuvres. Mais au lieu de la figure nazie debout, héroïque, romantique de ses premiers tableaux, il dépeint ici une figure détendue, au sol, dormant, évocatrice du rêve ou de la mort. Le spectateur sent bien que ce corps est en train de vivre physiquement une expérience spirituelle : il lâche prise et s’abandonne à l’indicible qui le dépasse. Il est prêt à accueillir cet infini qui l’envahit.

Cette œuvre se veut une interrogation sur le destin personnel et celui de l'univers. La tâche de l'artiste est de transformer le matériel en spirituel, le deuil et la mélancolie en extase et en grâce.

Monica Fasan

[1]   Evangiles de Mathieu (6, 6-13)  et de Luc (11, 1-4)
[2]   Evangile de Jean 3,3
[3]   Genèse 28, 15


mercredi 25 juillet 2012

Des moments de prière en radio

Prendre du temps pour soi, et pour Dieu, cela est aussi possible grâce au soutien de la radio. 

Tous les jours, la Radio Chrétienne Francophone de Bruxelles (sur le 107.6 Fm et en streaming sur www.rcfbruxelles.be) vous propose plusieurs temps de prière.



- 00:00, ts les jrs : Oraison de nuit(chapelet récité par Mgr André-Joseph Léonard)
- 06:00, du lu au ve : Louange de l’aube (Psaumes). A 5:30 le sa et di
- 23:00, du lu au ve : Berceuse
- 19:15, 20:30, 22:25, 2:15, ts les jrs : Prière du soir
- 4:00, 7:45, 8:30, ts les jrs : Prière du Matin
- 15:30, ts les jrs sauf le je : Chapelet en direct de la Grotte de Lourdes
- 15:30, le je : Eucharistie

Pour plus de renseignements :

RCF-Bruxelles
14, rue de la Linière
1060 Bruxelles
02/533.29.70

mardi 24 juillet 2012

L'euthanasie : définition, positions et expériences


Définition : l’acte d’euthanasie est celui de mettre intentionnellement fin à la vie d’une personne à la demande de celle-ci.


Le 20 décembre 1999, une proposition de loi relative à l’euthanasie est déposée au Sénat. Après de multiples discussions, rapports et auditions, le texte est adopté par la Chambre le 28 mai 2002. L’objectif des auteurs de la loi est de mettre fin aux pratiques semi-clandestines en assurant une sécurité juridique. Sécurité juridique d’abord pour le patient qui verra sa demande d’eu­thanasie respectée, tout en bénéficiant d’une pro­tection à l’égard des euthanasies non consenties, grâce à l’établissement de critères précis pour l’inter­vention du médecin. Sécurité juridique aussi pour le médecin qui pourra échapper à toute condamnation pénale s’il pratique l’euthanasie dans les strictes condi­tions prévues par la loi. Les auteurs estiment que cette loi garantira mieux la relation de confiance entre médecin, malade, équipe médicale et proches et qu’elle permettra une meilleure connaissance de la situa­tion réelle par une évaluation objective des pratiques.

Vous trouverez ci-dessous, sur le site officiel du gouvernement belge, le contenu de la loi du 28 mai 2002 relative à l’euthanasie : http://www.belgium.be/fr/sante/soins_de_sante/fin_de_vie/euthanasie/


Positions actuelles du Magistère catholique concernant l'euthanasie
1° "Procéder à l'euthanasie signifie toujours mettre à mort de façon consciente un être humain. C'est pourquoi l'acte en question doit être confronté à la norme séculaire 'Tu ne tueras pas'… Elle est l'expression mûrement réfléchie de la conscience humaine. L'homme n'a-t-il pas le devoir de respecter la vie de tout être humain ? L'euthanasie va à l'encontre de ce devoir. Les hommes sont appelés à vivre les uns avec les autres et à se prêter assistance mutuelle. Aussi n'est-il pas bon que soit accordé à certains d'entre eux le droit de décider de la vie et de la mort de leur prochain innocent. (…) Nous contestons donc le droit de mettre fin aux jours de malades en stade terminal" (L'accompagnement des malades à l'approche de la mort, par les évêques de Belgique [février 1994], pp. 7 & 8)
2° "Quels qu'en soient les motifs et les moyens, l'euthanasie directe consiste à mettre fin à la vie de personnes handicapées, malades ou mourantes. Elle est moralement irrecevable."
"Ainsi une action ou une omission qui, de soi ou dans l'intention, donne la mort afin de supprimer la douleur, constitue un meurtre gravement contraire à la dignité de la personne humaine et au respect du Dieu vivant, son Créateur. L'erreur de jugement dans laquelle on peut être tombé de bonne foi, ne change pas la nature de cet acte meurtrier, toujours à proscrire et à exclure." (Catéchisme de l'Église catholique, 1998²,  n° 2777).

Deux témoignages

           "En tout cas moi, à la place de Nicole, je demanderais l'euthanasie!" Que veut me dire Monique par ces quelques mots prononcés sur un ton résolu?  Veut-elle me tester pour savoir mon opinion sur ce qu'autorise désormais la loi belge: obtenir une piqûre qui provoque rapidement le décès ? Ou est-ce un appel pour qu'on lui évite des souffrances qu'elle imagine intolérables ? Serait-ce une critique voilée des options défendues par l'Église officielle ? Sans doute Monique les connaît-elle aussi bien que moi. Et elle n'attend sûrement pas que je les lui rappelle, au risque de la crisper plus encore contre cette institution à laquelle nous prétendons appartenir l'un et l'autre. Plutôt que de discuter sous le coup de l'émotion, je décide me taire…au moins provisoirement. Ou, plus positivement, je l'inviterais à nous demander  comment soutenir notre amie Nicole et ses proches dans leur épreuve, soulignant son courage et le dévouement des siens. Si le climat est propice, peut-être pourrais-je expliquer  pourquoi, quant à moi, je ne voudrais pas à imposer aux soignants et à mes proches une souffrance supplémentaire: celle de me voir demander et obtenir ma "mise à mort". Mais sait-on jamais prévoir comment on réagirait dans une situation extrême ? Et j'ajouterais que je souhaiterais être accompagné et soulagé le mieux possible pour pouvoir vivre sereinement cette dernière étape de mon existence.

    Joseph, pour sa part, a demandé et obtenu d'être "euthanasié" prochainement. De son lit d'hôpital, il me le confie calmement, apparemment rassuré, et il me remercie pour ma visite. Dissimulant mon émotion, je lui demande s'il est satisfait des soins et de l'attitude de ses proches. Je lui dis percevoir l'importance et, sans doute, la difficulté de sa décision. J'ajoute que je demande à (notre ?) Dieu de le fortifier dans les prochaines heures. Si l'ambiance est favorable, je pourrais lui proposer de prier ensemble ou même d'inviter l'aumônier(e) à le bénir au seuil du grand passage. S'il souhaite prolonger le dialogue et sans insister, je l'amènerais à parler des siens et des bons souvenirs qu'il a retenus de son passé et de notre relation antérieure. Mieux vaut "faire mémoire" que se fixer sur l'événement à venir. Tout en espérant secrètement qu'il changera encore d'avis, je le remercie pour sa confiance  et je l'assure de ma persévérante amitié. J'ajoute que, s'il le souhaite, je ferai mon possible pour soutenir sa famille dans les moments difficiles qu'elle devra affronter. Je le quitte avec un sourire encourageant et après lui avoir serré cordialement la main en silence. Dans le couloir, j'ai le cœur serré… et je demande au Seigneur que, s'il y a faute à Ses yeux, Il pardonne à mon ami la décision qu'il a cru devoir prendre… en conscience.   
                                                                                                                                 Ph.W.