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vendredi 14 décembre 2012

Les quatre saisons d'aimer

Les quatre saisons d'aimer de Jean Debruynne

Illustrations de Charlotte Légaut
Naître, Vivre, Paix, Mourir! 200 poèmes de Jean Debruynne à lire et à savourer pour dire et chanter les couleurs des quatre saisons d'aimer. De sa rencontre avec Jacques Prévert, il apprend la force des mots, des conversations avec Madeleine Delbrêl, l'obéissance au réel.

De très beaux textes: textes de méditation, de prière, pouvant aussi servir pour des célébrations de funérailles.


CDD (Centre Diocésain de Documentation)
Librairie
Rue de la Linière 14 (4ème étage) à 1060 Bruxelles
Tél. : 02/533.29.40 - Fax : 02/533.29.41
Ouverture :
Mardi, jeudi et vendredi (10h-12h et 14h-17h), mercredi (10h-17h) et sur rendez-vous.

La librairie sera fermée entre Noël et Nouvel An, et du 2 au 7 janvier inclus, pour inventaire. Réouverture le 8 janvier 2013.

jeudi 13 décembre 2012

On ira tous au paradis

Le théologien Daniel Marguerat publie un dialogue avec la psychanalyste Marie Balmary autour du jugement dernier.
Un appel à "éterniser la vie".

Leur livre 'Nous irons tous au paradis' est paru aux Editions Albin Michel.

Lire ou téléchargez l'article paru dans La Vie - n°3504 du 25 au 31 octobre 2012

mardi 11 décembre 2012

La jeune fille et la mort


LA JEUNE FILLE ET LA MORT



Photo: Erminio Modesti
Franz Schubert (1797 - 1828) compose en 1824 une variation pour quatuor à cordes de son Lied, inspiré par le poème de Matthias Claudius La jeune fille et la Mort.
Ce thème trouve son origine dans la  mythologie grecque où l’enlèvement de Perséphone par le dieu des Enfers, symbolise la mort et la renaissance, annonciatrices du cycle des saisons. Ce rappel du caractère éphémère de la vie a, au cours des siècles, inspiré bon nombre d’artistes, dans tous les domaines (peinture, littérature, cinéma,….).

Le texte de Claudius se présente sous la forme d’un dialogue entre une jeune fille et la mort qui s’approche :
Jeune Fille                                                                 Mort
Va-t’en ! Ah ! Va-t’en !                                               Donne-moi ta main, belle et tendre créature
Loin de moi, cruel squelette                                      Je viens en ami, non pour te punir
Je suis encore jeune, laisse-moi                              Sois courageuse, je ne suis pas cruel
Chère mort et ne me touche pas.                             Tu dormiras apaisée dans mes bras.

Le quatuor de Schubert évoque donc une jeune fille remplie d’espoir et de révolte contre l’inévitable face à une Mort accueillante, douce, apaisante. 

Schubert fait très tôt l’expérience du deuil dans son entourage. Lui-même, jeune adulte, est frappé par la maladie. Victime d’une infection, il alterne les périodes de rémission et de souffrances mais sa santé se dégrade inexorablement. Conscient de la fragilité de l’existence, il puise dans sa douleur pour trouver cette paix intérieure qui guide son inspiration. De ses compositions, Schubert dira : « A écouter en hiver, mais dans mes Lieder, le printemps avec toutes ses fleurs est déjà présent ». Résigné face à cette mort qu’il sent proche (il meurt à 31 ans), le compositeur croit en cette vie éternellement heureuse qui attend tout être humain.

Demain, dès l'aube


DEMAIN, DES L’AUBE
Photo: Erminio Modesti

Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au-dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
 Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
 Et, quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
 Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

Victor Hugo, Les Contemplations, Livre IV, XIV

Les Contemplations est un recueil de poèmes écrits par Victor Hugo (1802 - 1885) en souvenir de sa fille aînée Léopoldine, morte noyée dans la Seine avec son mari en 1843, à l’âge de 19 ans. Certains poèmes évoquent l’amour et la nostalgie du bonheur, d’autres la mort et le chagrin, toujours dans une langue simple, touchante, sans pathos.  
Le livre IV dont est extrait ce poème correspond au livre du deuil :
‘Le jour sera pour moi comme la nuit’. Plus rien n’a de vie, sinon la douleur. Elle conduit le poète, aveugle de tout ce qui l’entoure, jusqu’à la tombe de Léopoldine. Il y dépose lui-même feuilles et fleurs. Le bouquet y prendrait-il racine ?

Les morts nous parlent


Les morts nous parlent, du Père François Brune. Un ouvrage édité en 1988 et réédité par cinq maisons d’éditions, la dernière datant de 2009. 
Traduit en plusieurs langues, cet ouvrage a de quoi déconcerter : oui, il existe une vie après la vie. Les morts y cherchent à (r)établir le contact avec nous, les vivants.
 Et en la matière, la variété, dans le livre du Père Brune, impressionne : une médium captant le talent inabouti de grands compositeurs écrit leurs œuvres posthumes, les défunts communiquent leurs volontés par l’écriture automatique, des enfants décédés parlent à leurs parents par le biais d’enregistrements audio…. L’auteur, féru de paranormal mélange les genres et les témoignages, rapprochant la mystique des NDE (Near Death Experience / les Expériences de Mort imminente) à la mystique des saints catholiques, les visions de Marthe Robin aux hallucinations causées par l’usage du LSD. 
Dans la pastorale qui nous occupe, nous avons pu rencontrer des personnes qui ont, un temps, cru que leur fils leur parlait à travers une télé en veille, ou qui ont cherché à faire bouger divers objets, pour entendre les derniers souhaits de leur conjoint disparu. Sur le plan strictement humain, les dégâts sont immenses. Si comme catholiques, nous croyons qu’une ‘après-vie’ nous est offerte, nous restons néanmoins conscients que toute mort représente une véritable rupture. Un lien doit être défait, pour que d’autres se renouent. Avec ce type d’ouvrage, le deuil n’est plus cet espace ‘blanc’ dans lequel écrire cette marge, qui laisse le temps et la distance pour honorer la mémoire et cultiver le souvenir. Il incarne au contraire une sorte de radeau, accroché à un défunt qui donne l’impression de n’être pas vraiment parti. Le deuil est reporté, nié, oublié, et devient comme une course aux preuves de la ‘vie’ du défunt. Un exercice périlleux, et qui ne permet pas au cœur de panser ses blessures ; tout au plus peut-il camoufler les plaies, au pire les entretenir.
Ce que nous cherchons à transmettre par ce blog est un appel à accepter le deuil, à accepter d’être meurtri par celui-ci, pour mieux redonner sens à la vie qui peut renaître. Pour nous, l’esprit qui anime ce livre n’est pas celui d’un Christ venu pour écouter et épauler les vivants : « Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts[i] ».


[i] Matthieu 8,22