vendredi 21 juin 2013

Aide-moi, je souffre trop!

L’euthanasie en discussion



Dans un livre paru aux éditions Licap, Olivier Bonnewijn propose des pistes concrètes et pleines d’humanité : une approche nourrie par la tradition catholique qui se trouve en grande consonance avec les traditions juive et musulmane

Bruxelles, le …. mai 2013. Un parent, un conjoint, un jeune, un ami, un collègue, un patient demande à être euthanasié. Comment accueillir et interpréter un tel désir ? Que dire, que répondre ? Dans un petit ouvrage publié aux éditions Licap, Olivier Bonnewijn aborde la question à travers quatre situations concrètes émanant d’une conférence tenue en juin 2012 au Sénat et qui avait pour thème : « Regards sur l’euthanasie dans les diverses religions et conceptions philosophiques ». Certains cas étaient réels, certains autres en partie construits, mais tous reflétaient d’une certaine façon des propositions visant à élargir la loi belge sur la dépénalisation de l’euthanasie.

Dans cet ouvrage, intitulé « Aide-moi, je souffre trop ! », le chanoine Olivier Bonnewijn reprend quelques éléments fondamentaux du discernement catholique. Revendiquant une approche philosophique, éthique et pratique, l’auteur a choisi de s’appuyer sur les données accessibles à la simple raison. En même temps, désireux d’éviter les réponses toutes faites, Olivier Bonnewijn propose des pistes concrètes et pleines d’humanité. Nourrie par la tradition catholique, sa position se trouve en grande consonance avec les traditions juive et musulmane. L’auteur réussit à mettre en lumière un humanisme concret, à vocation universelle, dont le christianisme est pétri.

On trouvera en fin de volume également un texte éclairant, publié au mois de mars 2013 par les évêques de Belgique intitulé « Peut-on euthanasier le lien social ? ». L’épiscopat belge n’y cache pas ses craintes face à une éventuelle dépénalisation de l’euthanasie. La conférence épiscopale souligne vouloir ainsi honorer tant la démocratie que la dignité humaine. « Nous voulons rappeler le lien de chair et de sang qui, en reliant tous les êtres humains les uns aux autres, les invite à écarter toute violence, voire toute forme de pression, dans leurs rapports mutuels. Nous pensons que notre démocratie est mieux servie lorsqu’elle reconnaît à quel point le lien social est infiniment plus profond que le fragile consentement à l’euthanasie », concluent les évêques de Belgique.

Olivier Bonnewijn est prêtre de l’archidiocèse de Malines-Bruxelles et membre de la communauté de l’Emmanuel. Vicaire épiscopal à la formation, il enseigne la théologie et la philosophie à la faculté jésuite de Bruxelles (IET). Il a publié plusieurs ouvrages d’éthique et de littérature pour enfants.

Aide-moi, je souffre trop!
L’euthanasie en discussion
Olivier Bonnewijn
Editions Licap, 2013.







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